Michèle Alliot-Marie a de quoi être satisfaite : l'assemblée nationale vient d'adopter un budget de la défense à nouveau en hausse dans un contexte général d'austérité.
Le budget total de la Défense prévoit ainsi 47 milliards d'euros de crédits répartis en quatre missions: défense, anciens combattants, sécurité et recherche. Et le volet défense prévoit, à lui seul, des crédits de 36 milliards d'euros, soit une hausse de 3,4% par rapport à l'an dernier.
Ce budget va notamment permettre l'exécution des commandes et des livraisons de matériels et d'équipements indispensables, mais également la poursuite de l'effort de dissuasion et le maintien des effectifs à leur niveau actuel.
Voilà une bonne nouvelle qui aurait du redonner le sourire à Jean-Claude Sandrier, député PC de la seconde circonscription du Cher, toujours prêt à défiler pour soutenir nos industries de défense et à demander à l'Etat d'assumer ses responsabilités, notamment financières.
Oui, mais de là à voter un budget proposé par la droite...
Le Groupe PS reconnaît que "le budget n'est pas mauvais", mais estime aussitôt qu'"il ne pourra être appliqué"; ceci afin d'éviter de l'adopter.
Quant au PC, il admet que le budget "en hausse de 3.4 % échappe, cette année encore, à la logique d'austérité touchant les budgets civils qui, dans leur quasi-intégralité stagnent quand ils ne régressent pas.Pour autant, du fait des choix d'armements qu'il opère et des options stratégiques qui le sous-tendent, il n'est pas adapté aux exigences de sécurité de notre pays et du monde actuel". Bref, c'est niet.
Quand Jean-Claude Sandrier défile ici, il se défile à Paris... A Bourges, les personnels de GIAT et de MBDA apprécieront.
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