Hier, à la terrasse d'un restaurant berruyer, j'ai été violemment interpellé par un chef d'entreprise que, par charité et par pitié, j'appellerai pudiquement FE.
Gratifié par la présence de témoins présents à sa table et autour, celui-ci s'est lancé dans un violent monologue m'accusant, entre autres gentillesses, d'être un "politicien pourri comme tous les autres".
Vu le débit d'insultes, je n'ai pas pu prononcer la moindre phrase complète avant qu'un "dégage de là" ne me congédie très aimablement. Ce que j'ai fait aussitôt.
Mon crime ? Avoir attesté de la bonne relation professionnelle entretenue avec l'un de ses commerciaux qui suit les dossiers de la Commune de Marmagne depuis sept ans. Et avec lequel, visiblement, FE a quelques soucis.
Pourquoi aurais-je refusé de rédiger une telle attestation puisqu'il s'agit de la vérité. Si cela n'avait pas été le cas, croyez-moi, j'aurais retenu ma plume.
Cela étant, puisque le commercial en question est un homme de gauche, délégué syndical de surcoît, mon attestation ne pouvait être que suspecte aux yeux de FE. Et oui, pour un élu local notoirement engagé à l'UMP, attester du bon relationnel entretenu avec un homme de gauche ne peut cacher qu'une odieuse machination de politicard.
C'est que, FE avait tout compris : j'avais signé cette attestation en contrepartie de quoi les élus de gauche du département, dans un bel élan solidaire, me portait à la présidence du Syndicat Départemental d'Energie. Merveilleux !
Je ne sais si c'est l'alcool qui inspirait un tel raisonnement, mais la logique étant imparable, j'étais devenu, comme tant d'autres, un pourri de politicien.
Cet épisode pourrait prêter à rire s'il n'était symptomatique de l'attitude dégradante témoignée par certains à l'égard des élus de toutes opinions qui s'investissent au service de leurs concitoyens !
Et moi, je ne suis pas prêt à tout entendre. Et à tout accepter.
"Bien faire et laisser dire"... ;-)
Courage!
Rédigé par: Edouard | 03 septembre 2008 à 16:02