Aujourd'hui, le Président de la République inaugure une nouvelle formule du droit de message aux assemblées.
Il va s'exprimer directement devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles.
Auparavant, le droit de message existait bel et bien et consistait à ce que députés et sénateurs, réunis chacun dans leur hémicycle, assistent, debout, à la lecture du message du Président. Vous avouerez que cette pratique paraissait quelque peu surannée.
Et pourtant, les parlementaires de l'opposition ont crié au scandale lorsque Nicolas Sarkozy a proposé que, désormais, le Président puisse venir s'exprimer directement devant le Congrès.
Et maintenant que la réforme de la Constitution a été approuvée, voilà que les communistes et les verts ont décidé de boycotter l'intervention présidentielle.
Je trouve cette attitude absolument condamnable et contraire aux usages républicains. De la même façon que je juge surréaliste le refus de certains de mes collègues Maires d'assurer le service minimum d'accueil à l'école pour des raisons purement politiques.
La loi est la loi et chacun doit la respecter.
Que n'aurait-on pas entendu si les chefs d'entreprise avaient refusé d'appliquer les 35 heures !
Monsieur de Germay bonjour,
Que doit on penser d'un message qui n'est finalement qu'une feuille de route à l'attention des députés de la majorité ? Que doit on penser d'un message qui n'est dicter que par la conjoncture ? Le parlement et sa majorité n'étaient ils pas capables de le faire ? Sans sombrer dans un langage outrageusement partisan, que gagne la république à s'identifier un peu plus tous les jours au discours "visionnaire" d'un seul homme?
Est ce votre conception d'une République ou liberté d'expression, addition des talents et confrontation des idées, riment avec la fin des slogans partisans ? Il m'avait semblé lors de nos entretiens que vous souhaitiez dépasser ce mode de pensée... La réal politique vous ratrapperait elle ?
Cordialement et respectueusement
Pascal GOUDY
Rédigé par: Pascal Goudy | 23 juin 2009 à 17:53