Jamais deux sans trois ! Après les cantonales et les régionales, l'élection sénatoriale du dimanche 18 septembre marque une nouvelle étape dans le jeu de massacre auquel se livrent les différents clans qui agitent l'UMP local.
Rémy Pointereau, Serge Vinçon et Franck Thomas-Richard hier, Serge Lepeltier aujourd'hui.
A qui le tour demain ?
Ne comptez pas sur moi pour attribuer les bons et les mauvais points aux uns et aux autres. C'est à chacun de balayer devant sa porte. A chacun de trouver les raisons de la perte du Département, du mauvais score de notre camp aux régionales et de la sanction infligée aujourd'hui à Serge Lepeltier.
Il y a l'affrontement des hommes. Il y a aussi des pratiques au sein de la droite départementale qu'il est temps de corriger avant que tout ne soit perdu. Les militants ne comprennent plus rien à ce jeu de tir à vue.
Et la machine à perdre s'emballe...
J'entends déjà des paroles de vengeance. Naturellement, à chaque fois, il faut trouver des coupables pour ensuite orchestrer la revanche. Comme si les raisons d'un échec n'étaient pas multiples et partagées...
L'UMP du Cher est le terrain d'affrontement de plusieurs clans. Ceux qui, comme moi, se risquent à discuter avec les uns et les autres, sont immédiatement classés, au gré des circonstances, dans l'un ou l'autre des clans. La liberté dérange. Elle n'est pas acceptée.
Certains ne veulent pas partager le pouvoir et s'étonnent ensuite que d'autres, à la longue, se lassent de leur passer les plats, sans prendre leur part au passage. D'autres veulent tout détruire au risque d'y passer eux-mêmes.
Jusqu'à quand tout cela ?
Qu'en est-il du respect que nous devons à nos militants ? Ne sont-ils bons qu'à payer leur adhésion pour gonfler nos statistiques ? Et à se taire, car ce qu'ils ont à nous dire dérange.
Va-t-on comprendre, à la fin, que la politique de la terre brûlée ne sert personne.
Tout au long de ces 17 années de militantisme, j'ai vécu des victoires et des échecs, des luttes de personnes et des débats d'idées vifs. Des joies parfois, des difficultés souvent. Des périodes d'agacement et de colère de temps à autres, mais le découragement, jamais !
Aujourd'hui, il faut se rassembler, mais aussi rétablir l'autorité sur cette Fédération déchirée. Bien sûr, il y a des itinéraires et des convictions divers au sein de notre mouvement, mais ils doivent s'exprimer autour de la table, et non pas seulement dans les arrières cuisines.
Retrouvons les chemins du dialogue, entre nous, mais également avec les autres sensibilités de la droite et du centre.
Il y a un temps pour le rassemblement et la raison. Ce temps est venu. Il est attendu par les militants.
Alors, halte au feu !