Besancenot (LCR), Laguiller (LO), Bové (Collectifs anti-libéraux), Schivardi (PT), Buffet (PC)... les candidats ouvertement engagés contre l'économie de marché se bousculent au portillon de l'Elysée.
Partis en ordre dispersé pour récolter quelques miettes de l'électorat d'extrême-gauche, tous se rejoignent sur un point : la "politique libérale" suivie, selon eux, par les gouvernements de droite, comme de gauche, depuis de nombreuses années, est la source de tous les maux de notre société.
Un comble pour un pays comme la France que la plupart des économistes libéraux jugent bien peu libérale avec ses nombreux leviers de régulation de l'économie.
Tandis que les commerçants, les artisans et les chefs d'entreprise demandent plus de liberté pour entreprendre et développer l'économie, les anti-libéraux exigent l'interdiction des licenciements, les réquisitions en tous genres, la baisse du temps de travail et les hausses de salaires pour tous... Oui, avec eux, demain, on rasera gratis.
Ceci pourrait prêter à sourire, s'il ne s'agissait de l'avenir de notre Pays. Car enfin, que veulent-ils à la place de l'économie de marché ? Quel modèle nous proposent-ils si ce n'est celui du repli et de l'isolement de la France dans un monde de plus en plus concurrentiel ?
Ils appuient leurs argumentations sur une dénonciation des profits faramineux des entreprises du CAC 40, oubliant, -excusez du peu ! - que 87 % des Français travaillent dans des petites et moyennes entreprises où le patron est une personne comme les autres qui se défoncent pour faire vivre son entreprise.
Et si l'on cessait de monter les Français les uns contre les autres ? Et si l'on arrêtait de mentir aux travailleurs de France ?
A suivre...




