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Coups de coeur et coups de griffe sur l'actualité du Département du Cher et d'ailleurs... Par Aymar de Germay.

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"Politicien pourri !"

A Hier, à la terrasse d'un restaurant berruyer, j'ai été violemment interpellé par un chef d'entreprise que, par charité et par pitié, j'appellerai pudiquement FE.

Gratifié par la présence de témoins présents à sa table et autour, celui-ci s'est lancé dans un violent monologue m'accusant, entre autres gentillesses, d'être un "politicien pourri comme tous les autres".

Vu le débit d'insultes, je n'ai pas pu prononcer la moindre phrase complète avant qu'un "dégage de là" ne me congédie très aimablement. Ce que j'ai fait aussitôt.

Mon crime ? Avoir attesté de la bonne relation professionnelle entretenue  avec l'un de ses commerciaux qui suit les dossiers de la Commune de Marmagne depuis sept ans. Et avec lequel, visiblement, FE a quelques soucis.

Pourquoi aurais-je refusé de rédiger une telle attestation puisqu'il s'agit de la vérité. Si cela n'avait pas été le cas, croyez-moi, j'aurais retenu ma plume.

Cela étant, puisque le commercial en question est un homme de gauche, délégué syndical de surcoît, mon attestation ne pouvait être que suspecte aux yeux de FE. Et oui, pour un élu local notoirement engagé à l'UMP,  attester du bon relationnel entretenu avec un homme de gauche ne peut cacher qu'une odieuse machination de politicard.

C'est que, FE avait tout compris : j'avais signé cette attestation en contrepartie de quoi les élus de gauche du département, dans un bel élan solidaire, me portait à la présidence du Syndicat Départemental d'Energie. Merveilleux !

Je ne sais si c'est l'alcool qui inspirait un tel raisonnement, mais la logique étant imparable, j'étais devenu, comme tant d'autres, un pourri de politicien.

Cet épisode pourrait prêter à rire s'il n'était  symptomatique de l'attitude dégradante témoignée par certains à l'égard des élus de toutes opinions qui s'investissent au service de leurs concitoyens !

Et moi, je ne suis pas prêt à tout entendre. Et à tout accepter.

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Le PC lance une OPA sur le Conseil Général du Cher !

Accueil_cg18_1 Décidemment, rien ne les arrête !

Non content de "gratifier" les effectifs du Conseil Général du Cher de nombreux amis ou membres de leur famille, voilà que les élus communistes ont réussi à faire avaler la pilule à leurs "amis" (?) socialistes de transformer les supports de communication institutionnelle du Conseil Générale en véritables outils de propagande politique.

La une du supplément de Cher Magazine annonce la couleur - rouge ! - avec un éditorial co-signé et la présence, sur la photo, du président Camuzat aux côtés d'un Alain Rafesthain au sourire légèrement pincé.

Quant aux textes... De la pure propagande politique comme aux bons vieux temps avec à la clef publication de témoignages soigneusement choisis (on les connaît !) et un appel à la mobilisation citoyenne...

Et, tout cela aux frais du contribuable départemental !

Car, enfin, que ne dirait-on pas si le journal municipal de Bourges, ou celui de Marmagne, appelait ses lecteurs à la mobilisation face à la baisse des subventions aux communes, qu'elles soient régionales ou départementales ? Si nous parlions de la politique régionale des coeurs de village devenue une véritable peau de chagrin. Si nous évoquions  nos difficultés à obtenir des financements du Département pour soutenir nos projets communaux... et pour justifier ensuite des hausses d'impôts.

Rassurez-vous, les multiples bonnes âmes habituelles s'exprimeraient aussitôt pour dénoncer une manipulation grossière.

Et oui, tout leur est permis. Mais pour combien de temps ?

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Budget de la Défense : Sandrier défile à Bourges et se défile à Paris !

Alliotmz Michèle Alliot-Marie a de quoi être satisfaite : l'assemblée nationale vient d'adopter un budget de la défense à nouveau en hausse dans un contexte général d'austérité.

Le budget total de la Défense prévoit ainsi 47 milliards d'euros de crédits répartis en quatre missions: défense, anciens combattants, sécurité et recherche. Et le volet défense prévoit, à lui seul, des crédits de 36 milliards d'euros, soit une hausse de 3,4% par rapport à l'an dernier.

Ce budget va notamment permettre l'exécution des commandes et des livraisons de matériels et d'équipements indispensables, mais également la poursuite de l'effort de dissuasion et le maintien des effectifs à leur niveau actuel.

Voilà une bonne nouvelle qui aurait du redonner le sourire à Jean-Claude Sandrier, député PC de la seconde circonscription du Cher, toujours prêt à défiler pour soutenir nos industries de défense et à demander à l'Etat d'assumer ses responsabilités, notamment financières.

Oui, mais de là à voter un budget proposé par la droite...

 

Le Groupe PS reconnaît que "le budget n'est pas mauvais", mais estime aussitôt qu'"il ne pourra être appliqué"; ceci afin d'éviter de l'adopter.

Quant au PC, il admet que le budget "en hausse de 3.4 % échappe, cette année encore, à la logique d'austérité touchant les budgets civils qui, dans leur quasi-intégralité stagnent quand ils ne régressent pas.Pour autant, du fait des choix d'armements qu'il opère et des options stratégiques qui le sous-tendent, il n'est pas adapté aux exigences de sécurité de notre pays et du monde actuel". Bref, c'est niet.

Quand Jean-Claude Sandrier défile ici, il se défile à Paris... A Bourges, les personnels de GIAT et de MBDA apprécieront.

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